|
|
|
|
La véritable Histoire du Schmurtz
« On sait pas d’où ça vient, on sait pas où ça va, mais ça existe »
(Seul et unique dogme du Schmurtz)
|
Il y a pas si longtemps (trois années de votre temps humain), dans une galaxie
pas si lointaine (ceux de votre espèce compteraient la distance en heures d’avion,
six exactement), moi, le Schmurtz, j’ai ouvert les yeux dans un simple bureau,
dans un pays froid où les braves Hommes résistent à l’attaque des burgers de ces
s’tie d’anglophones en répondant par un beau François un peu vieillard mais chantant
et mélancolique d’une planète dont on verrait avant tout le grand sourire du bonjour
matinal.
|
Je suis arrivé là, sans savoir pourquoi, sans savoir si j’avais été voulu,
sans savoir ce que je devais faire… mais il semble que deux hommes ont su voir
en moi un grand acteur et m’ont proposé de faire carrière. Au début, méfiant de
ces êtres mesurant bien cent fois ma taille, j’ai préféré rester caché dans le monde
des tiroirs. Mais je me suis vite rendu compte que cette vie ne menait pas à grand
chose et j’ai alors signé le premier contrat cinématographique de l’histoire des Schmurtz.
|
|
|
On m’a alors accordé tous les avantages réservés aux stars : pâte à modeler de
première qualité, armature à faire rougir la Schmurtzette la plus glacée… J’ai
alors tourné dans un premier long métrage (de 20 secondes de votre temps) sur
le thème de ma naissance. L’expérience m’a bien plu malgré l’aspect artisanal de
cette super production (je n’avais ni jacuzzi ni masseuses dans ma loge pour vous dire).
|
|
Le deuxième film dans lequel j’ai figuré a été tourné à mon insu. En fait, un soir,
j’avais rendez-vous avec un gang de chums pour aller descendre une frette au coin de
Peel et Saint Laurent. V’là que la soirée se passe et qu’on décide, après être
allé nous rassasier chez l’père Schwartz, de faire un tour aux foufounes électriques
histoire justement de faire voir aux femelles de votre espèce que les Schmurtz
n’ont rien à envier à vos mâles. Et bien figurez vous que des paparazzis locaux
ont shooté mes exploits de danseur et que quelques clics de montage après je
me retrouvais à l’affiche des cinés du coin ! Bon, je n’ai pas porté plainte car
ce film a contribué à ma célébrité et à faire de moi un véritable sex-symbol dans
la profession. Mais quand même le monde est fou j’vous jure, surtout pour un Schmurtz.
|
|
|
Mon dernier film a été plus compliqué à faire. C’était la première fois que je tournais
dans un film avec un scénario. Il paraîtrait qu’il est l’œuvre de deux humains l’ayant
rédigé à trois grammes de chartreuse du matin sous la dictée des muses vertes des
montagnes biassues. Je vous rassure, moi aussi ça m’a paru bizarre et encore plus
quand j’ai lu ce scéna ! En tout cas l’ambition était honorable et on comptait sur
moi non seulement pour tourner en décors réels mais aussi effectuer des chorégraphies
de combat, de danse, des cascades en voiture, tout en préservant mon charme naturel
pour exalter au mieux cette histoire d’amour ratée. Je ne puis être juge du
résultat de mon travail, je m’en réfère à toi public que j’aimeuuuuuuuuu !
|
Vouali voualou comme on dit chez moi, vous connaissez les principales étapes de ma vie.
Ce que le futur me réserve ? je n’en sais schmurtz rien ! Peut-être serez-vous conquis
par mon style de vie et adopterons-nous ensemble la schmurtz attitude, peut-être
jouerai-je dans une prochaine super production avec des vaisseaux spatiaux, des
limaces qui parlent, des magiciens blancs et des agents Smith…
Cela dépend juste du flux sacré, le schmurtz-power qui nous relie et nous anime,
nous et la galaxie dans un tout cohérent… bref trêve de schmurtzeries j’espère
en tout cas que mon histoire continuera et qu’on pourra rallonger cette rubrique
historique autant que schmurtz se peut !
|
|
|